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Le fessier de Rafael Nadal

© Antoine Couvercelle

La patrie, l’honneur, la liberté, il n’y a rien : l’univers tourne autour d’une paire de fesses, c’est tout…” – Jean-Paul Sartre

Dans toute l’histoire de l’art et même de l’humanité, chaque partie du corps a été doctement étudiée et compte assurément ses admirateurs fétichistes, mais aucune d’entre elles n’a su faire l’unanimité et inspirer comme le fessier. En effet, ce délicieux objet du désir aux formes saillantes et à la rainure profonde est désormais ancré dans notre culture. Pourtant souvent défini comme obscène par la bien-pensance, le derrière fait aujourd’hui sensation dans les principaux musées occidentaux et autres lieux historiques : il y a les cuisses abondantes de la Vénus de Milo au Louvre à Paris, le derrière athlétique de l’Hercule Farnèse au Museo Nazionale de Naples, Les Trois Grâces de Rubens au Prado de Madrid ou encore l’imposant Rafael Nadal à Roland-Garros…

Ce dernier n’est certes pas constitué de bronze ou de marbre, mais il exerce une telle domination aux Internationaux de France qu’il emprunte aisément à ces statues leur caractère mythique et mystique, impressionnant, permanent et inextricable. Et leur attribut callipyge. Tout comme la mystérieuse Vénus d’Ille de Mérimée, c’est une sorte de statue qui se déplace avec une agilité déconcertante. Les jambes fléchies, il glisse sur les courts laissant transparaître, sous son short paraissant trop petit, un fessier à la courbure et à la musculature incroyablement parfaite. Un fessier à l’honneur lors de shooting photo pour les plus grands créateurs d’aujourd’hui, de Giorgio Armani à Tommy Hilfiger, bien loin de sa timidité habituelle on peut le voir poser à demi-nu, prenant la posture du penseur d’Auguste Rodin exposant ainsi une part de son intimité. 

Une fondation rebondie, solide et parfaite pour l’ocre

Bien que l’aspect esthétique soit indéniable, il est à se demander si il ne cacherait pas un aspect autrement plus technique qui relèverait du domaine de la physiologie. Il est effectivement fort possible que cette caractéristique soit la fondation solide et parfaite permettant une émancipation supérieure de la pratique du tennis et plus précisément, la pratique du tennis sur terre battue. 

La surface orange est assurément celle qui va le plus solliciter le bas de corps et plus particulièrement le muscle le plus puissant, à savoir le fessier dans toutes ses composantes. Particulièrement technique, nécessitant à la fois glissades et ancrage au sol, elle fera appel aux grand et moyen fessier permettant la stabilisation – ou l’équilibre – mais aussi au petit, responsable du maintien du bassin. Ils sont les piliers sur lesquels reposent bien des mouvements : le balancement générant de la puissance à partir de nos hanches, et principalement grâce à votre grand fessier mais aussi l’accélération dans laquelle une extension de hanche puissante est impérative à la mécanique du sprint. Il y a également le saut et la frappe. Rafael Nadal maîtrise tous ces mouvements mieux que n’importe qui.

Si on l’on s’en réfère à l’infiniment riche et intemporel diagramme de « l’Homme de Vitruve » de Léonard de Vinci qui a pour principale vocation de montrer à travers la science et l’art, la perfection du corps humain et notamment de véhiculer l’idée que l’homme est le modèle géométrique idéal pour l’architecture, on peut naturellement se poser la question suivante : et si la forme géométrique du derrière de l’Espagnol était le modèle idéal à la pratique du tennis sur terre battue ? Et si son fessier était l’une des clés de son éternel succès sur ocre ?

Rafael Nadal, Monte-Carlo 2021 / © Antoine Couvercelle

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